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Burkina Faso : après 100,7 tonnes d’or produites en 2025, une raffinerie inaugurée à Ouagadougou

il y a 43 minutes
2 min de lecture

Le Burkina Faso a enregistré 786,037 milliards de francs CFA de recettes minières en 2025, contre 612,21 milliards en 2024. Le pays a également produit 100,692 tonnes d’or, contre 60,77 tonnes un an plus tôt. C’est dans ce contexte que Ouagadougou a inauguré lundi sa première raffinerie d’or, RAFFINOR-BF.


La progression des recettes minières intervient dans un contexte de hausse de la production aurifère, mais aussi de cours élevés de l’or sur les marchés internationaux. Le métal précieux demeure ainsi au cœur des revenus tirés du secteur minier burkinabè.


Implantée à Ouaga 2000 sur cinq hectares, RAFFINOR-BF représente un investissement de plus de 11 milliards de francs CFA. Le complexe comprend notamment une fonderie, un laboratoire d’analyse, des espaces de stockage et une bijouterie. Il doit également accueillir le siège de la Société nationale des substances précieuses (SONASP).


La capacité annoncée pour la première phase est de 164 à 167 tonnes d’or par an, avec une extension envisagée à environ 515 tonnes par an. Les annonces initiales du projet faisaient état d’une capacité de 400 kg par jour, soit environ 150 tonnes par an.


Lors de l’inauguration, le capitaine Ibrahim Traoré a défendu le principe d’une transformation locale accrue des ressources minières. La ligne affichée par les autorités est de ne plus se limiter à l’extraction et à l’exportation du métal brut.


Lors du lancement du projet en 2023, le chef de l’État burkinabè avait résumé cette orientation par la formule : « nous transformerons au Burkina Faso ce que nous produisons ».


L’objectif est notamment de réduire les exportations d’or brut, d’accroître les revenus tirés du secteur et de mieux maîtriser la chaîne de valeur. Le président burkinabè avait également associé la raffinerie à la lutte contre la fraude dans l’exploitation artisanale et semi-mécanisée.


Ibrahim Traoré a par ailleurs appelé à développer les compétences nationales autour de cette transformation. Il a cité, au-delà de l’or, le manganèse, le cuivre et le zinc parmi les ressources dont le Burkina Faso souhaite davantage maîtriser la transformation.


La première pierre de RAFFINOR-BF avait été posée le 23 novembre 2023. Son entrée en service intervient alors que le secteur minier a généré près de 786 milliards de FCFA pour le budget de l’État en 2025, donnant à la question de la transformation locale une importance particulière dans la stratégie économique du Burkina Faso.


i-Sahel

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