Mali : une Ecole des Mines et du Pétrole créée, dix permis de recherche renouvelés après la levée du gel

Le Conseil des Ministres, réuni le 30 septembre 2026 à Koulouba sous la présidence du général Assimi Goïta, a adopté, sur rapport du ministre des Mines, la création d'une Ecole des Mines et du Pétrole ainsi que le renouvellement de neuf permis de recherche aurifère, suspendus depuis fin 2022.
Selon le communiqué du Conseil des Ministres, l'Ecole des Mines et du Pétrole aura pour mission d'assurer la formation initiale et continue des cadres dans ces secteurs, jugée insuffisante au regard des importantes ressources minières et pétrolières du pays.
Le Conseil a par ailleurs transformé le Programme pour le Développement des Ressources minérales, créé en 1990, en une Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales, érigée en établissement public à caractère scientifique et technologique, avec pour mission la recherche et la valorisation de la connaissance géologique, minière, pétrolière et gazière sur le territoire national.
Sur le volet des permis miniers, neuf décrets de renouvellement ont été adoptés au profit de sept sociétés : Company Mines And Career (COMICAR SARL) à Dialafara-Khama, Hongda Liujiu Mali SARL à Diata-Moussala-Nord, Ressources Robex Mali SARL (sur trois sites, dont un cédé par M.B.C. Diffusion), Dansoko Gold Mine SARLU, Wagadou Explore SARL et Yong Xin Mines SARL (deux sites). Ces permis, attribués entre 2018 et 2022, avaient été gelés par une suspension du renouvellement en vigueur de décembre 2022 à mars 2025.
Selon le communiqué, les travaux de recherche ayant mis en évidence des anomalies justifiant la poursuite des activités, les sociétés ont obtenu une prolongation de trois ans, renouvelable une fois.
Un dixième décret a par ailleurs acté le deuxième renouvellement du permis de la société Africa Mining SARL à Dandoko, dans le cercle de Kéniéba, attribué en 2017 et déjà renouvelé une première fois en 2020 avant d'être lui aussi concerné par le gel de 2022-2025.
Le Mali reste l'un des principaux producteurs d'or du continent. Classé au 4ᵉ rang africain en 2025 avec 82,9 tonnes produites, derrière le Ghana (187,3 tonnes), l'Afrique du Sud (98,7 tonnes) et le Burkina Faso (94 tonnes), le pays tire environ 70 à 80% de ses recettes d'exportation de ce métal.
Sa production industrielle, qui avait chuté à 42,2 tonnes en 2025 après un pic de 66,5 tonnes en 2023, repart toutefois à la hausse : elle a atteint 23,5 tonnes au premier semestre 2026, en progression de 30% sur un an et au-delà des prévisions gouvernementales, portée notamment par la reprise des opérations du complexe Loulo-Gounkoto, exploité par Barrick Mining.
i-Sahel





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