Mali : Goïta vante une armée « professionnelle » quelques jours après le siège de Dioura

Dans son adresse à la nation du 21 septembre 2026, à l'occasion du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du Mali, le président de la transition, le général d'armée Assimi Goïta, a dressé le portrait d'une armée malienne renouvelée, « professionnelle », « moralement forte » et dotée de « matériels modernes ».
Un discours prononcé moins de deux semaines après le siège prolongé de la garnison de Dioura, qui a mis à l'épreuve les Forces armées maliennes (FAMa).
Une armée « transformée »
Le chef de l'État a affirmé que « le Mali adapte sa politique et son outil de défense à toutes les formes de menaces », en s'appuyant sur trois leviers, la proactivité des opérations militaires, des réformes institutionnelles profondes et la coopération avec les partenaires stratégiques.
Il a assuré que l'accent est mis « constamment » sur l'amélioration des conditions des militaires, l'acquisition d'équipements modernes, la formation et la modernisation des infrastructures, pour conclure que « les FAMa montrent une nouvelle image : celle d'une armée professionnelle, disposant de matériels modernes, moralement forte et socialement valorisée ».
Un satisfecit qui suit de près le siège de Dioura
Ce satisfecit intervient dans un contexte difficile pour l'armée. Le 10 septembre, le JNIM avait revendiqué la prise de la garnison de Dioura, dans la région de Mopti. Selon le communiqué de l'État-major général des Armées, les deux compagnies FAMa qui tenaient la position ne seront évacuées qu'après plus d'une semaine d'opérations aéroterrestres combinant frappes et rotations d'hélicoptères, l'État-major reconnaissant au passage la mort de plusieurs militaires et la poursuite des recherches pour des soldats retenus en otage.
Une pression qui ne faiblit pas sur d'autres fronts
Le satisfecit présidentiel intervient aussi alors que le JNIM a revendiqué, les 18 et 19 septembre, la prise de positions supplémentaires à Kasséla et à Bla, sur l'axe Bamako-Ségou, rapprochant symboliquement la menace de la capitale.
Le même 18 septembre, le groupe diffusait des vidéos de militaires et représentants de l'État maliens présentés comme prisonniers, dont certains détenus depuis 2023, ravivant la question, non résolue, du sort des soldats capturés.
Fermeté affichée, main tendue maintenue
Dans ce contexte, Goïta a réaffirmé sa disponibilité au dialogue « entre frères maliens », tout en assurant que la détermination à défendre l'intégrité du territoire « reste intacte » et que la lutte contre les groupes armés « va se renforcer davantage », rendant hommage aux « vaillants soldats tombés au champ d'honneur ».
i-Sahel





Commentaires