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Mali : Kasséla revendiqué par le JNIM, l’armée livre sa version sur Dioura

il y a 2 jours
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours



Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) affirme avoir pris le contrôle d’un poste de l’armée malienne à Kasséla, dans la région de Koulikoro, à une trentaine de kilomètres de Bamako, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2026. Cette nouvelle revendication intervient alors que le groupe multiplie les opérations contre les positions militaires maliennes.


Dans un message diffusé samedi 19 septembre par sa plateforme de propagande Az-Zallaqa, le JNIM affirme avoir pris « le contrôle total » d’un poste de l’armée malienne à Kasséla, situé sur l’axe Bamako-Ségou.


Kasséla se trouve à environ 70 kilomètres, à l'est de Bamako. Dans un autre message publié le même jour, le groupe affirme également avoir pris un camp de l’armée malienne à Bla, dans la région de Ségou.


Une série d’offensives dans le centre du Mali


Ces revendications interviennent après plusieurs opérations menées par le JNIM contre des positions des Forces armées maliennes (FAMa), notamment dans le centre du pays.


Le 10 septembre, le groupe avait revendiqué la prise du camp militaire de Dioura, dans la région de Mopti. Des images diffusées ultérieurement par ses canaux montrent des combattants sur le site ainsi que du matériel militaire présenté comme ayant été récupéré après les combats.


La séquence de Dioura apporte toutefois un élément supplémentaire sur le déroulement des opérations.


Dans un communiqué publié samedi 19 septembre, l’état-major général des Armées affirme que les FAMa, appuyées par leurs partenaires russes de l'Africa Corps, poursuivent les opérations dans le secteur de Dioura.


L’armée malienne indique que les unités engagées ont mené des « frappes ciblées » contre des positions ennemies résiduelles aux abords de la garnison et dans la périphérie de la ville.


Selon le communiqué, ces actions auraient infligé des pertes humaines et matérielles aux groupes armés et contribué à « désorganiser leur dispositif ».


Deux compagnies évacuées après plus d’une semaine


L’état-major indique également qu’une opération aéroterrestre combinant des actions offensives et des rotations d’hélicoptères de transport a permis « l’évacuation des deux (02) compagnies FAMa qui ont tenu la garnison de manière héroïque ».


L’armée précise que l’opération a duré plus d’une semaine et reconnaît la mort de plusieurs militaires maliens. Elle affirme parallèlement avoir infligé des « pertes importantes » aux assaillants, qu’elle présente comme composés d’éléments du FLA, du JNIM et de combattants étrangers.


Le communiqué affirme en outre que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent afin de ramener « sains et saufs » des militaires présentés comme retenus en otage.


L’état-major précise enfin que des opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles.


Le siège plutôt que l’attaque suivie du retrait ?


Cette communication officielle apporte un élément supplémentaire à la séquence observée ces derniers jours. Selon plusieurs sources, le JNIM privilégierait désormais, dans certaines opérations, la mise sous pression prolongée et le siège des positions militaires, plutôt qu’une attaque rapide suivie de l’abandon immédiat du camp.


Dioura constitue l’un des exemples de cette séquence. Alors que le JNIM avait annoncé la prise de la garnison, l’état-major malien affirme désormais que les deux compagnies présentes sur place ont tenu la position pendant plus d’une semaine avant leur évacuation par une opération aéroterrestre.


Après le départ des forces maliennes, des membres du JNIM présents dans les environs seraient revenus sur les lieux. Des images attribuées au groupe montrent ce qu’il reste de la position ainsi que plusieurs corps calcinés.


Les circonstances dans lesquelles ces corps ont été brûlés ne sont toutefois pas établies. Les images ne permettent pas, à elles seules, de déterminer leur identité, ni les conditions et le moment de leur crémation.


i-Sahel

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