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Souveraineté, unité, populations : les trois lignes rouges de l'AES face à la CEDEAO

il y a 7 jours
2 min de lecture

À la veille des négociations de Dakar, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont arrêté à Ouagadougou la position commune de l'AES. Leur communiqué fixe trois impératifs, que l'on peut lire comme autant de lignes rouges : la souveraineté des États, la consolidation de la Confédération et la protection des populations.




Le Comité ministériel de pilotage de la Confédération des États du Sahel (AES) s'est réuni ce vendredi à Ouagadougou. Il s'agissait de consolider les positions communes avant les premières consultations formelles avec la CEDEAO, prévues à Dakar les 17 et 18 octobre, selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre.


Selon ce communiqué, trois impératifs doivent guider les négociations : la préservation de la souveraineté des États de la Confédération, la consolidation de l'AES et la protection des intérêts des populations de l'espace confédéral. Après Niamey en février 2025 et Bamako en mai 2025, Ouagadougou est présentée comme la dernière étape pour que l'AES adopte une vision commune sur la coopération avec la CEDEAO.


Cette réunion fait suite à celle de la Task force confédérale. Mercredi, les experts des trois pays s'étaient réunis dans la même ville pour définir les axes prioritaires de la position de l'AES. Le chef de la délégation malienne, l'ambassadeur Amadou Maïga, avait présenté ces travaux comme une « boussole » pour les discussions avec la CEDEAO. Il avait cité la libre circulation des personnes et des biens, le commerce, l'intégration des peuples et les questions diplomatiques et institutionnelles. Le chef de la délégation burkinabè, l'ambassadeur Yirigouin Hermann Toé, avait appelé à « une position rigoureuse, cohérente et pleinement conforme aux orientations du Collège des chefs d'État ». Son homologue nigérien, l'ambassadeur Ousmane Alhassane, avait salué la mise en place de la Task force, chargée d'harmoniser la feuille de route des négociations.


Les ministres Karamoko Jean Marie Traoré , Abdoulaye Diop et Bakary Yaou Sangaré ont salué le leadership du président du Faso à la tête de la Confédération. Ils ont indiqué que les discussions de Dakar s'inscrivent dans la continuité de l'étape de Bamako.


Elles visent à aboutir à de nouveaux arrangements institutionnels et juridiques. Les chefs d'État de l'AES restent guidés, selon eux, par les aspirations de leurs populations, notamment en matière de libre circulation des personnes et des biens. L'étape de Dakar doit permettre de définir les rapports entre l'AES et la CEDEAO, deux entités qui composent désormais le bloc ouest-africain.


À Dakar, les échanges se tiendront « dans un esprit de responsabilité », en tenant compte des liens profonds entre les peuples des deux espaces. Les ministres ont posé quatre principes : l'unité de l'espace AES, la conviction qu'« entre Africains nous pouvons régler nos propres problèmes », la primauté des intérêts des populations et le respect absolu de la souveraineté des États de la Confédération.


i-Sahel

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