Anéfis, jour 5 : nouvelles frappes annoncées, un convoi parti de Gao vers la zone assiégée
- Infos du Sahel

- 8 juil.
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Le siège d'Anéfis entre dans son cinquième jour, marqué par la publication d'un bilan aérien détaillé côté malien et par un échange de communiqués particulièrement acerbe entre Africa Corps et le FLA sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué diffusé mardi 7 juillet, l'État-major général des Armées affirme que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations contre les groupes armés affiliés au JNIM et au FLA dans la zone d'Anéfis. Le texte détaille un bilan provisoire des frappes aériennes ciblées menées dans la matinée : une première frappe a visé un groupe armé au sud-ouest de la localité, tandis qu'un pick-up en repli vers le nord-est était détruit avec ses occupants et que des éléments en fuite étaient neutralisés. Un pick-up armé transportant une dizaine de combattants a ensuite été détruit au nord-ouest d'Anéfis, de même qu'un véhicule localisé au nord-est de la ville. Une dernière frappe a enfin ciblé une dizaine de combattants et quatre motocyclistes au nord-ouest, avec plusieurs neutralisations encore en cours d'évaluation selon l'État-major, qui affirme que les opérations aéroterrestres se poursuivent et assure que les frappes visent exclusivement les groupes armés, dans le respect des populations civiles.
Sur ses canaux, Africa Corps a publié mercredi une série de messages à tonalité ouvertement menaçante à l'adresse des combattants du FLA, accompagnés d'images non floutées présentées comme des combattants tués aux abords d'Anéfis, abandonnés selon le texte par leurs propres commandants. Le groupe affirme également avoir détruit un pick-up qui tentait de s'approcher de la localité, ainsi que ses occupants. La formation russe revendique par ailleurs la reddition, le 7 juillet, de trois combattants du FLA qu'elle décrit comme épuisés et abandonnés par leur hiérarchie. Une opération distincte est revendiquée la veille près de Petaka : selon Africa Corps, une unité combinée russo-malienne en reconnaissance aurait intercepté des individus ayant volé un troupeau de bovins, tué l'un d'eux, mis les autres en fuite et restitué le bétail aux habitants.
Réagissant à la publication sur la prétendue reddition, le porte-parole du FLA Mohamed Elmaouloud Ramadane a rejeté cette version dès mardi, affirmant qu'il s'agissait en réalité de trois militaires maliens abattus alors qu'ils tentaient de quitter le camp d'Anéfis pour se rendre. Il accuse Africa Corps de maquiller cet épisode par une campagne de désinformation, jugeant peu crédible qu'un combattant du FLA choisisse de se rendre à des soldats eux-mêmes retranchés et assiégés, alors qu'il lui serait plus simple de quitter la zone pour rejoindre sa famille dans des localités proches. Sur le siège lui-même, le FLA affirme que malgré plusieurs tentatives de secours toutes mises en échec, l'ennemi persiste, et annonce qu'un nouveau convoi, composé de militaires maliens, de mercenaires d'Africa Corps et de supplétifs, a quitté Gao mardi pour tenter de secourir la garnison encerclée — sans qu'aucune issue ne soit à ce stade confirmée.
Un communiqué distinct, daté du 7 juillet et attribué aux forces de la coalition assiégeante, affirme maintenir une pression opérationnelle continue sur le camp d'Anéfis, avec des frappes visant positions, logistique et capacités de soutien de la garnison, revendiquant que celle-ci, coupée de son environnement et privée de liberté de manœuvre, s'use heure après heure. Le texte revendique la destruction de blindés et d'armes lourdes, images à l'appui.
Aucun des bilans chiffrés avancés par les trois parties — pertes en combattants, redditions, sort du convoi parti de Gao — n'a pu être vérifié à ce stade de source indépendante. Le sort de ce nouveau convoi de renfort reste, dans les prochaines heures, l'élément le plus déterminant à surveiller pour évaluer l'évolution du rapport de force autour d'Anéfis.




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