Burkina Faso : Traoré appelle à poursuivre la « guerre de libération », 66 ans après l'indépendance
- Infos du Sahel

- 5 août
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Dans un message diffusé le 5 août par la présidence du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a marqué le 66ᵉ anniversaire de l'indépendance en présentant le pays comme engagé dans une « guerre de libération » et une quête de souveraineté totale, appelant les Burkinabè à s'approprier les idéaux de la « Révolution progressiste populaire ».

À l'occasion du 66ᵉ anniversaire de la proclamation de l'indépendance du Burkina Faso, célébré le 5 août, le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a adressé un message à la nation, diffusé par la présidence du Faso.
Dans son texte, le chef de l'État burkinabè estime que les espoirs suscités par l'indépendance de 1960 se sont, selon ses mots, rapidement heurtés à des manœuvres persistantes de domination et de prédation sur les richesses du pays, maintenant la population dans la pauvreté. Il rend hommage à ceux qui, selon lui, ont bravé le « diktat du néocolonialisme » et payé de leur vie la défense du pays.
Le capitaine Traoré présente le Burkina Faso comme engagé dans une « guerre de libération » du territoire et une quête de souveraineté totale, saluant la détermination des forces combattantes pour rétablir, dit-il, la dignité et l'intégrité du pays.
Il appelle l'ensemble des Burkinabè à s'approprier les idéaux de ce qu'il nomme la « Révolution progressiste populaire », présentée comme une boussole pour un développement endogène.
L'indépendance de la Haute-Volta, alors nom du pays, avait été proclamée le 5 août 1960 par son premier président, Maurice Yaméogo, dans le cadre de la vague de décolonisation qui a vu 17 pays d'Afrique subsaharienne accéder à la souveraineté cette année-là. Le pays a été rebaptisé Burkina Faso, « la patrie des hommes intègres », en référence au mooré et au dioula, le 4 août 1984, sous l'impulsion du capitaine Thomas Sankara, arrivé au pouvoir un an plus tôt par un coup d'État. Ce changement de nom s'était accompagné d'un nouveau drapeau, d'un nouvel hymne et d'une nouvelle devise, « La Patrie ou la mort, nous vaincrons », que le capitaine Traoré reprend aujourd'hui dans ses messages officiels.
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