Mali : la réforme de l'architecture sécuritaire adoptée par le CNT, en toile de fond du siège d'Anéfis
- Infos du Sahel

- 9 juil.
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Le Conseil national de Transition a adopté jeudi, à l'unanimité, le projet de loi portant organisation générale de la défense et de la sécurité au Mali — une réforme présentée comme attendue depuis plus de deux décennies, votée au moment même où les Forces armées maliennes et Africa Corps font face, à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, à un sixième jour de combats autour d'Anéfis.
Le texte, déposé sous la référence 26-37/CNT et adopté en Conseil des ministres le 25 juin, a été défendu devant les députés de la Transition par le général Daouda Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en représentation du ministre délégué auprès du ministre de la Défense. Il en a détaillé plusieurs axes : renforcement de l'administration territoriale, implication des légitimités traditionnelles dans la lutte contre le terrorisme, et mobilisation des moyens en équipement et en recrutement.
Le ministre a par ailleurs affirmé que les groupes armés adverses bénéficiaient, selon lui, de l'appui de puissances étrangères — une affirmation qui n'a pas été davantage étayée devant les élus.
Cette adoption intervient alors que la situation à Anéfis illustre, sur le terrain, plusieurs des enjeux évoqués en séance. La garnison FAMa-Africa Corps y reste, selon la version du FLA, retranchée et assiégée depuis le 4 juillet, tandis que Bamako et Africa Corps revendiquent au contraire avoir repris le contrôle du centre-ville — un désaccord qui n'a pu être tranché à ce stade par des sources indépendantes. Les difficultés rencontrées pour ravitailler la position, entre convois interceptés et renforts en déroute selon les versions, renvoient directement à la question de la mobilisation des moyens en équipement évoquée par le ministre devant le CNT.
L'allusion du ministre à un soutien extérieur dont bénéficieraient les groupes armés adverses fait également écho aux accusations réciproques échangées ces derniers jours entre Bamako et le FLA — sans toutefois que le texte de la loi, tel que présenté en séance, ne mentionne explicitement Anéfis ou un théâtre d'opérations précis.
Il n'a pas été précisé, à ce stade, si cette réforme législative aura une incidence opérationnelle immédiate sur le dispositif engagé autour d'Anéfis, ni sur le calendrier de sa mise en œuvre.




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