Niamey : la Garde présidentielle enterre ses morts, l'Italie rassure sur sa mission
- Infos du Sahel

- il y a 15 heures
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Premier bilan humain connu de la mutinerie du 28-29 août : trois militaires de la Garde présidentielle seront inhumés lundi à la base 101, tandis que Rome confirme la sécurité de sa mission bilatérale à Niamey.

Un document du Protocole d’État nigérien, consulté par i-Sahel, confirme pour la première fois des pertes au sein des forces loyalistes lors de la mutinerie qui a secoué Niamey dans la nuit du 28 au 29 août.
Les obsèques officielles de trois éléments de la Garde présidentielle sont prévues ce lundi 31 août à la base militaire 101.
Il s’agit de l’adjudant Illo Maihatchi, du soldat de 2e classe Yahaya Idrissa Zamnaou et du soldat de 2e classe Ousmane Haboule Hamissou.
La cérémonie doit se tenir sur le site même de la base 101, où s’est déroulée la phase finale de la mutinerie menée par des soldats qualifiés par les autorités d’éléments « en rupture avec le règlement militaire ».
Le mouvement avait donné lieu à plusieurs heures de combats avant un retour progressif au calme.
Le document, signé par le directeur du Protocole d’État, Ichaou Amadou, prévoit l’arrivée des familles et des autorités à partir de 15h30. Après l’installation des dépouilles, la cérémonie comprendra notamment une oraison funèbre, des prières et une décoration posthume des trois militaires par le Premier ministre.
Un moment de recueillement et de condoléances aux familles est également prévu en présence de responsables du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), du gouvernement et des institutions de l’État. L’inhumation doit intervenir à partir de 17h20.
Le communiqué initial du ministère nigérien de la Défense, publié après les événements, n’avait fourni aucun bilan humain.
L'appui russe confirmé
La cérémonie intervient alors que Moscou a confirmé l’intervention du Corps africain russe dans les opérations ayant conduit à la reprise du contrôle de la situation.
Selon l’ambassadeur de Russie au Niger, Viktor Voropayev, cité par l’agence TASS, le commandement de la base 101 avait sollicité l’aide du Corps africain. Des responsables militaires nigériens se sont ensuite rendus sur le site du contingent russe pour remercier ses membres de leur soutien.
L’Italie suit la situation
Le même dimanche, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a indiqué suivre la situation au Niger après les violences survenues à Niamey.
Dans un message publié sur X, il a assuré que les ressortissants italiens présents dans le pays et les militaires de la Mission bilatérale de soutien au Niger (MISIN) étaient en sécurité. Il a également appelé à un retour rapide à l’ordre et souligné l’importance de la stabilité du Niger pour la sécurité du Sahel et la lutte contre les trafics illicites et les migrations irrégulières.
Des avions algériens à Niamey
Ces développements interviennent le même jour que l’arrivée à l’aéroport international Diori-Hamani de quatre avions de chasse algériens Soukhoï Su-30, accompagnés d’un Iliouchine Il-76 de transport militaire et d’un Iliouchine Il-78 ravitailleur.
Les autorités nigériennes ont présenté cette arrivée dans le cadre du renforcement de la coopération stratégique entre Alger et Niamey, dans la continuité de la livraison de quatre hélicoptères le 9 août dernier.
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a évoqué une nouvelle étape dans cette coopération, tandis que l’Agence nigérienne de presse a également fait référence à une « réception » et à un « soutien ».
La formulation employée par Alger est toutefois différente de celle utilisée lors de la livraison des hélicoptères, alors explicitement présentés comme un « don ». Cette fois, le ministère algérien de la Défense évoque l’envoi de « patrouilles » de Soukhoï dans le cadre d’une « mission de soutien à l’armée nigérienne pour faire face à cette tentative de déstabilisation du pays frère du Niger ».
À ce stade, Alger et Niamey n’ont pas précisé publiquement si les appareils sont destinés à intégrer durablement la flotte nigérienne ou s’ils participent à un déploiement opérationnel temporaire.
i-Sahel




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