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Guinée : Algassimou Diallo suspendu, vers une sanction plus lourde ?

Le magistrat Algassimou Diallo, avocat général près la Cour suprême et figure du procès du 28 septembre 2009, a été suspendu de ses fonctions. Les motifs précis restent inconnus, mais le dossier pourrait déboucher sur une sanction plus lourde.



Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a suspendu Algassimou Diallo par arrêté du 18 août 2026. Le texte évoque un « manquement à ses obligations statutaires attachées à son statut de magistrat », sans préciser les faits reprochés.


Pour le moment, les motifs de cette suspension restent méconnus. Malgré ses tentatives, i-Sahel n’a pas pu obtenir davantage de précisions sur les faits à l’origine de la décision.


La présidence : « La sanction fait partie de l’administration »


Réagissant à cette suspension, le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence, a défendu une mesure qu’il considère comme relevant du fonctionnement normal de l’administration.


« M. Algassimou a été sanctionné, c’est un magistrat. Moi, je suis militaire. Dans mon métier, tous les jours, on nous sanctionne. La sanction fait partie de l’administration », a-t-il déclaré.


Selon lui, la question essentielle est plutôt de savoir pourquoi le magistrat a été sanctionné. « Allez-y chercher les faits », a-t-il lancé à l’endroit de la presse, estimant que « quiconque mérite une sanction sera sanctionné ».


Une sanction plus lourde en perspective ?


La suspension pourrait ne constituer que la première étape. L’arrêté prévoit la saisine du Conseil supérieur de la Magistrature pour une procédure disciplinaire.


Selon des informations recueillies par i-Sahel, Algassimou Diallo pourrait faire l’objet d’une sanction plus lourde, pouvant même aller jusqu’à sa radiation de la magistrature. Une éventualité qui reste à confirmer, mais qui témoigne de la gravité du dossier.


Algassimou Diallo est notamment connu pour avoir dirigé les poursuites dans le procès du massacre du 28 septembre 2009 alors qu’il était procureur près le Tribunal de première instance de Dixinn. Il avait ensuite été procureur général près la Cour d’appel de Kankan avant de rejoindre la Cour suprême.


Le Conseil supérieur de la Magistrature devra désormais déterminer les faits reprochés au magistrat et les éventuelles suites disciplinaires.


i-sahel

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