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Niger : l'État crée la Société nigérienne de transport par rails, pour préparer le train de l'AES

il y a 5 jours
2 min de lecture


Le Niger se dote d'une société publique chargée du chemin de fer. Le Conseil des ministres du 29 octobre 2026 a adopté le décret portant création de la Société nigérienne de transport par rails (SNTR).


La SNTR s'inscrit dans la stratégie de développement du transport ferroviaire de la Confédération des États du Sahel (AES). Sa mission est d'assurer la gestion du trafic ferroviaire, dans le respect des normes de sécurité et de sûreté, et d'offrir un service de transport fiable, sûr et durable.


Elle sera créée sous la forme d'une société d'économie mixte, c'est-à-dire avec l'État et d'autres partenaires, selon l'Acte uniforme révisé de l'OHADA sur les sociétés commerciales et le décret n°2021-925/PRN/MF du 1er novembre 2021 sur les entreprises publiques.


Le compte rendu du Conseil reste cependant muet sur plusieurs points : le capital de la société et la répartition entre l'État et ses partenaires, les lignes qu'elle exploitera, la date de lancement des travaux ou de la circulation des trains.


Le train fait pourtant partie des chantiers annoncés par la Confédération depuis plusieurs mois. En avril 2025, à Ouagadougou, les ministres de l'Industrie et du Commerce du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont validé deux projets structurants : une centrale électrique confédérale et un chemin de fer reliant Bamako, Niamey et Ouagadougou, avec des extensions possibles vers Abidjan et Cotonou. Dès janvier 2024, les ministres avaient validé à Bamako un chronogramme prévoyant la création d'une banque d'investissement et la mise en œuvre du projet ferroviaire, dont la feuille de route et les documents techniques étaient déjà adoptés, selon Nouvelle Afrik.


La banque a depuis vu le jour. La Banque confédérale pour l'investissement et le développement dispose d'un capital initial de 500 milliards de FCFA, et ses premiers investissements doivent porter sur les routes, les chemins de fer et les centrales électriques, indique Bamada.


Pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui n'ont pas de façade maritime, l'enjeu est de réduire la dépendance à de longs corridors routiers qui renchérissent le coût du transport. Des observateurs restent toutefois prudents. Un éditorial publié par Modern Ghana rappelle que beaucoup de grands projets de transport en Afrique sont restés à l'état de communiqués et d'études de faisabilité, et juge que le projet de l'AES ne comptera que s'il passe « de l'aspiration à l'acier posé sur le sol ».


Le même Conseil des ministres a aussi présenté la communication sur les études de l'autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey, section Niamey-Téra-frontière du Burkina Faso. Route et rail avancent donc ensemble dans l'agenda nigérien d'intégration.


i-Sahel

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