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AES : les trois États accélèrent la mise en place de la Force unifiée


Réunis à Ouagadougou, les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont validé le statut juridique de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette décision s'inscrit dans un processus engagé depuis près de trois ans pour doter la Confédération d'un outil militaire commun destiné à renforcer la coopération sécuritaire entre les trois États.


Les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis le 10 juillet à Ouagadougou dans le cadre d'une session ordinaire consacrée à la coopération militaire au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Les travaux ont notamment abouti à la validation du statut juridique de la Force unifiée de l'AES, une étape présentée par les autorités comme essentielle à sa montée en puissance.


Selon les autorités, ce texte établit le cadre légal destiné à encadrer le fonctionnement de cette force et à faciliter la conduite d'opérations conjointes entre les trois pays, notamment dans les zones frontalières confrontées à l'insécurité.


La mise en place de cette force commune remonte au 16 septembre 2023, avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma, qui a créé l'Alliance des États du Sahel (AES). Ce pacte de défense prévoit une assistance mutuelle en cas d'agression et une coopération renforcée dans les domaines de la sécurité et de la lutte contre les groupes armés.


Le 6 juillet 2024, les chefs d'État ont franchi une nouvelle étape en transformant l'Alliance en Confédération des États du Sahel, élargissant leur coopération aux domaines politique, diplomatique, économique et militaire. La création d'une Force unifiée figure parmi les principaux projets de cette nouvelle architecture institutionnelle.


Depuis, plusieurs mesures ont été engagées pour concrétiser ce projet. Un état-major permanent a été installé à Niamey afin d'assurer la planification et la coordination des opérations conjointes. En décembre 2025, la Force unifiée a reçu son étendard lors d'une cérémonie organisée à Bamako, marquant son lancement officiel. Les chefs d'état-major des trois armées ont également multiplié les réunions techniques pour harmoniser les procédures opérationnelles, le renseignement, la logistique et le commandement.


En juin 2026, le général malien Makan Alassane Diarra a été nommé à la tête de la Force unifiée, succédant au général Daouda Traoré, premier commandant de cette structure. Cette nomination s'inscrit dans la poursuite de l'organisation du commandement intégré de la force.


La validation du statut juridique à Ouagadougou constitue ainsi une nouvelle étape dans ce processus. Les autorités estiment que ce cadre permettra de préciser les conditions d'engagement des contingents nationaux, les responsabilités des personnels et les modalités de conduite des opérations communes.


En marge des travaux, les ministres de la Défense ont été reçus par le président en exercice de la Confédération AES, le capitaine Ibrahim Traoré. À l'issue de la rencontre, ils ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la mise en place progressive de la Force unifiée et de renforcer la coopération militaire entre les trois États.


i-sahel


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