Niger : la mine d'or de Samira-Libiri renouvelée pour cinq ans, 96 milliards de FCFA de recettes attendus
- Infos du Sahel

- 17 juil.
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La Société des Mines du Liptako a obtenu jeudi le renouvellement pour cinq ans de son permis d'exploitation aurifère de Samira-Libiri, dans la région de Tillabéri. Sur cette période, la mine devrait générer un chiffre d'affaires de 96 milliards de francs CFA et produire près de 84 000 onces d'or.

Les autorités nigériennes ont renouvelé pour cinq ans le permis d'exploitation de la mine d'or de Samira-Libiri, dans la région de Tillabéri. Les projections officielles tablent sur une production de près de 84 000 onces d'or et un chiffre d'affaires estimé à 96 milliards de FCFA, tandis que le gouvernement poursuit la refonte de son cadre de gouvernance des ressources extractives.
Le Conseil des ministres du Niger, réuni jeudi 16 juillet sous la présidence du général Abdourahamane Tiani, a approuvé le deuxième renouvellement du permis de grande exploitation aurifère de la Société des Mines du Liptako (SML). Le nouveau titre est accordé pour une durée de cinq ans.
Située dans le département de Gothèye, dans la région de Tillabéri, la mine de Samira-Libiri constitue l'un des principaux sites de production aurifère du pays. Son permis d'exploitation, délivré en 2002, avait déjà été renouvelé une première fois en 2019.
Selon les projections présentées au gouvernement, la SML prévoit d'extraire 83 887 onces d'or durant cette nouvelle période d'exploitation, pour un chiffre d'affaires estimé à 96 milliards de francs CFA. L'activité devrait également permettre le maintien d'environ 400 emplois directs.
Au-delà de la production, les autorités anticipent des recettes fiscales supplémentaires issues des impôts et taxes liés à l'exploitation minière, ainsi que des retombées économiques en faveur des entreprises nationales à travers les mécanismes de contenu local.
Le gouvernement précise que ce renouvellement a été accordé après avoir constaté que la société exploitante avait respecté ses obligations contractuelles, législatives et réglementaires au cours du précédent permis.
Un cadre distinct pour le secteur pétrolier
Lors de la même réunion, le Conseil des ministres a adopté un projet d'ordonnance instituant un cadre spécifique au contenu local dans le secteur des hydrocarbures.
Ce nouveau dispositif met fin au régime commun qui encadrait jusqu'ici les secteurs minier et pétrolier. Les autorités estiment que les particularités techniques, économiques et opérationnelles des activités pétrolières et gazières nécessitent une réglementation distincte.
Le texte prévoit notamment une classification des activités du secteur en plusieurs catégories ainsi que des mécanismes de suivi destinés à mesurer la participation effective des entreprises nigériennes dans la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Ces décisions s'inscrivent dans la stratégie des autorités nigériennes visant à renforcer le contrôle national sur l'exploitation des ressources naturelles et à accroître les retombées économiques des secteurs extractifs.
i-sahel




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