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Mali : combats à Anéfis, septième jour — l'implication du GATIA et du MSA confirmée aux côtés d'Africa Corps, blessure annoncée d'Iyad Ag Ghali



De nouveaux éléments sont apparus jeudi et dans la nuit du 9 au 10 juillet dans la bataille de communication qui accompagne les combats à Anéfis, avec l'annonce, côté Africa Corps, de l'implication de groupes d'autodéfense touaregs aux côtés des forces maliennes, et l'affirmation d'une blessure infligée à une figure de premier plan du JNIM.


Sur le plan opérationnel, l'État-major général des Armées a fait état, dans un communiqué diffusé le 9 juillet, de treize frappes aériennes menées la veille dans les zones d'Anéfis et de Tabrachat, avec un bilan provisoire de six véhicules de combat et un pick-up détruits, ainsi qu'une centaine de combattants « neutralisés ». Un second communiqué, également daté du 9 juillet, évoque six nouvelles frappes ciblées dans la zone d'Anéfis au cours de la même journée, pour un bilan revu à trois véhicules détruits et plusieurs combattants neutralisés — sans que la cohérence entre les deux bilans successifs, l'un plus élevé que l'autre pour une période se recoupant partiellement, ne soit précisée par l'État-major.


Sur ses canaux, Africa Corps a multiplié jeudi les publications à tonalité offensive, affirmant que des pick-up et des combattants du FLA auraient été détruits par des frappes de drones FPV, et ciblant nommément Alghabass Ag Intalla, l'un des dirigeants de la Coalition rebelle accusé d'être responsable des pertes subies par ses propres hommes. Une autre série de messages, adressée à « Iyad » — en référence à Iyad Ag Ghali, chef historique du JNIM — revendique la destruction de cinquante pick-up et l'élimination de plus de trois cents combattants en une heure de combat, ainsi qu'une blessure infligée à ce dernier dans la zone d'Anéfis.


Dans la même lignée, Africa Corps affirme également avoir éliminé un dénommé Intaryague Azarin, présenté comme garde du corps de Bilal Ag Chérif, une autre figure du JNIM, s'interrogeant publiquement sur le sort de ce dernier.


Fait notable, Africa Corps annonce que des combattants du GATIA (Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés) et du MSA (Mouvement pour le salut de l'Azawad) — deux groupes d'autodéfense touaregs proches de Bamako — participeraient désormais aux combats aux côtés de ses forces et de l'armée malienne dans la région d'Anéfis, images de véhicules et de matériel présentés comme des trophées à l'appui. Le mouvement appelle par ailleurs d'autres groupes touaregs à suivre cet exemple.


Cette implication a été confirmée directement par le MSA le 9 juillet, dans une publication accompagnée d'une vidéo. Le mouvement y affirme que ses combattants, équipés de mitrailleuses PKM et d'une arme de calibre 12,7 mm, ont affronté des éléments qu'il qualifie d'Al-Qaïda aux côtés du GATIA, des FAMa et de leurs partenaires russes, concluant que « le terrorisme n'a pas d'avenir » et que « seul le Mali est la solution ». Il s'agit de la première confirmation directe, par l'une des parties engagées aux côtés de Bamako sur ce front, de la participation de groupes d'autodéfense touaregs aux combats d'Anéfis.


Dans un message distinct daté de la nuit du 9 au 10 juillet, Africa Corps affirme qu'une association féminine proche du JNIM et du FLA aurait sollicité des dons de sang auprès de femmes de Tamanrasset, en Algérie, pour venir en aide à des combattants blessés évacués vers l'hôpital de Tabankort, et que les structures hospitalières de Tinzaouatène,

Tamanrasset et des localités voisines seraient débordées par l'afflux de blessés en provenance d'Anéfis. Cette information n'a pu être vérifiée à ce stade de source indépendante.


Le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a de son côté publié un message en arabe évoquant des combats en cours depuis le matin du 9 juillet et des pertes importantes en hommes et en matériel des deux côtés. Il y affirme faire face depuis près d'une semaine à ce qu'il décrit comme la deuxième armée la plus puissante au monde, appuyée par une coalition de trois pays et une couverture aérienne intense, tout en maintenant que ses forces conservent l'initiative du combat.


Dans un message distinct daté du 9 juillet, il affirme que l'adversaire n'a pas réussi à progresser d'un seul mètre au cours de la journée dans les régions de Kidal et de Gao, malgré ses tentatives.


Aucune des affirmations avancées de part et d'autre — bilans chiffrés, blessure d'Iyad Ag Ghali, sort de Bilal Ag Chérif, afflux de blessés dans les hôpitaux algériens — n'a pu être vérifiée à ce stade de source indépendante. L'implication du GATIA et du MSA, en revanche, est confirmée par les deux mouvements eux-mêmes.


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