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États-Unis : une ambassade en Afrique du Nord révoque 100 visas de « touristes de naissance »

Le département d'État américain a révélé la révocation de plus de 100 visas par une ambassade en Afrique du Nord, délivrés à des parents soupçonnés d'être venus aux États-Unis pour y faire naître leur enfant et lui obtenir la citoyenneté américaine. Le pays concerné n'a pas été précisé.



Une ambassade américaine en Afrique du Nord a procédé à la révocation de plus de 100 visas délivrés à des parents ayant utilisé leur séjour aux États-Unis pour y faire naître leur enfant, dans le but de lui faire obtenir la citoyenneté américaine.


L'annonce a été faite le 10 juin 2026 par le département d'État, dans une série de publications sur X, avant d'être reprise début août dans le bilan global des révocations de visas sous l'administration Trump. Le nom du pays concerné n'a, à ce jour, pas été rendu public par Washington.


Le mécanisme visé : contourner le visa touristique


Selon le communiqué, les personnes concernées avaient obtenu un visa touristique classique, mais l'avaient utilisé à des fins différentes de son objet initial : planifier leur voyage aux États-Unis de manière à ce que l'accouchement ait lieu sur le sol américain.


Cette pratique, désignée par Washington sous le terme de « tourisme de naissance », permet à l'enfant né dans ces conditions de bénéficier automatiquement de la citoyenneté américaine, en vertu du droit du sol garanti par le 14ᵉ amendement de la Constitution.


Pour le département d'État, ce détournement de la finalité du visa touristique constitue une fraude, justifiant la révocation rétroactive du document et pouvant entraîner une interdiction future d'entrée sur le territoire américain.


Un cas distinct du réseau démantelé en Afrique de l'Ouest


Le même jour, le département d'État a fait état d'un cas comparable mais distinct concernant une ambassade américaine en Afrique de l'Ouest, où un réseau structuré de plus de 100 ressortissants étrangers avait été démantelé, celui-ci reposant sur des documents falsifiés et des intermédiaires rémunérés (« fixers »).


Là encore, le pays précis n'a pas été identifié par Washington. Plusieurs médias, dont TheCable (Nigeria), ont relevé que le département d'État s'était abstenu de nommer les pays concernés dans les deux cas africains, contrairement au cas européen où l'enquête a permis de remonter jusqu'à au moins six sociétés impliquées dans la coordination de ces séjours.


Il est à noter que l'ambassade américaine au Nigeria avait, dès juillet 2025, mis en garde les ressortissants nigérians contre l'usage de visas à des fins de « tourisme de naissance », rappelant que toute demande jugée motivée par cet objectif serait rejetée par les agents consulaires.


Une politique assumée par Washington


Ces annonces s'inscrivent dans un mouvement plus large de contrôle de l'immigration : le département d'État affirme avoir révoqué plus de 175 000 visas depuis l'arrivée du président Donald Trump, pour des motifs allant des infractions pénales aux considérations de politique étrangère et de sécurité nationale. Le secrétaire d'État Marco Rubio a défendu cette ligne dure, rappelant qu'un visa américain demeure « un privilège, non un droit ».


i-sahel

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