Présence béninoise à Niamey, quelques jours après les accusations sur la mutinerie
- Infos du Sahel

- il y a 1 jour
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Le Bénin participe jeudi à Niamey aux 2ᵉˢ Journées médico-chirurgicales des armées, quelques jours seulement après avoir été cité par un officier nigérien dans un récit évoquant une possible implication extérieure dans la mutinerie des 28 et 29 août.
Selon le ministère nigérien de la Défense nationale, huit pays prennent part à ces assises : l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, l’Italie, le Mali, la Russie et le Togo.
La rencontre est consacrée à la prise en charge des blessés de guerre et aux urgences sanitaires en situation d’insécurité. Elle est couplée au 2ᵉ Congrès du Réseau sahélien de médecine militaire de l’Alliance des États du Sahel.
Cette présence béninoise intervient alors que le capitaine Roger Gabriel, officier du 1er bataillon parachutiste, a affirmé mardi sur la télévision nationale nigérienne avoir reçu, pendant la mutinerie, des informations faisant état d’une possible intervention extérieure en soutien aux militaires retranchés à la base aérienne 101.
Selon son récit, des contacts liés à l’entourage de l’ancien président Mohamed Bazoum auraient évoqué une intervention du Bénin, en coordination avec la Côte d’Ivoire et des forces spéciales françaises. L’officier a également fait état d’un prétendu feu vert de la CEDEAO.
Ces accusations, qui citent également le Tchad, la France, la Belgique et Dubaï, n’ont pas été corroborées publiquement à ce stade.
Après plusieurs mois de tensions, Niamey et Cotonou avaient amorcé un prudent rapprochement, notamment avec la reprise de certains contacts et la réouverture de la portion béninoise de la frontière commune.
Le dossier frontalier reste toutefois bloqué. Les autorités nigériennes ont maintenu des conditions à une réouverture complète, tandis que Cotonou affirme avoir pris les mesures nécessaires.
La présence de représentants béninois à une rencontre officiellement consacrée à la médecine militaire offre ainsi un contraste avec le récit porté depuis mardi par le capitaine Gabriel. Elle montre surtout que, malgré les accusations apparues après la mutinerie, des canaux de coopération entre les deux pays restent ouverts.
Pour l’heure, aucune information publique ne permet de déterminer si les accusations formulées par l’officier auront des conséquences sur le fragile processus d’apaisement entre Niamey et Cotonou.
i-Sahel




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